HONG KONG 2050

Entre prophéties, science et urgence de se préparer à un avenir climatique plus extrême
Par Jucelino
UNE ALERTE QUI NE DOIT PAS ÊTRE IGNORÉE
Hong Kong se trouve confrontée à des défis qui exigent attention, planification et préparation.
Ce texte réunit deux perspectives distinctes : d’une part, les projections et les avertissements attribués aux prophéties de Jucelino ; d’autre part, les données météorologiques observées et les projections établies par la science du climat.
Il est fondamental de ne pas confondre ces deux catégories.
Les prophéties ne constituent pas des prédestinations ; elles correspondent à des prévisions fondées sur des rêves et ne représentent pas des événements inévitables. Les données scientifiques, également présentées par Jucelino Luz dans son travail de recherche, reposent quant à elles sur des observations, des mesures, des modèles et des scénarios comportant différents degrés d’incertitude.
Cependant, lorsque certains avertissements trouvent un parallèle dans des risques que la science elle-même identifie déjà — tels que l’augmentation des températures, l’élévation du niveau de la mer, les précipitations extrêmes, les vagues de chaleur et la vulnérabilité des régions côtières — il existe une raison légitime de réfléchir, de planifier et, surtout, de se préparer.
Le message central de ce document est simple :
l’avenir ne doit pas être affronté uniquement lorsque l’urgence survient. La préparation doit commencer en amont.
1. HONG KONG RESSENT DÉJÀ LES EFFETS DES CHANGEMENTS
L’année 2025 a laissé apparaître des signes importants.
Selon l’Observatoire de Hong Kong (HKO), 2025 a été la sixième année la plus chaude jamais enregistrée à Hong Kong, avec une température moyenne annuelle de 24,3 °C, soit environ 0,8 °C au-dessus de la normale climatologique de 1991–2020.
Plus significatif encore : chacun des douze mois de l’année 2025 a été plus chaud que la normale.
Le territoire a enregistré 53 journées très chaudes et 54 nuits chaudes, deux chiffres figurant parmi les plus élevés jamais observés.
En outre, le HKO a identifié 20 événements météorologiques record au cours de l’année 2025, concernant la température, les précipitations et l’humidité.
Ces chiffres ne sont pas des prophéties.
Ce sont des observations météorologiques.
Et l’année 2026 a continué de fournir des raisons de rester vigilant. Durant l’hiver allant de décembre 2025 à février 2026, Hong Kong a connu l’hiver le plus chaud de toute sa série historique.
En août 2026, de nouveaux extrêmes ont été observés : la température relevée à l’Observatoire a atteint 36,9 °C, établissant un record historique pour cette station, tandis que Sheung Shui a atteint 39,8 °C, soit la température la plus élevée jamais enregistrée au sein du réseau de stations météorologiques automatiques de Hong Kong.
Ces événements démontrent pourquoi la discussion concernant 2030 et 2050 ne doit pas être considérée uniquement comme une préoccupation lointaine.
Le processus de transformation climatique est déjà en cours.
2. CHALEUR EXTRÊME : UN DÉFI POUR LA VIE QUOTIDIENNE
L’augmentation des températures ne représente pas uniquement une source d’inconfort.
Une chaleur extrême prolongée peut affecter la santé, le travail, la consommation d’énergie, le fonctionnement des villes et la qualité de vie.
Les personnes âgées, les enfants, les personnes présentant certaines conditions de santé ainsi que les travailleurs exposés à l’environnement extérieur peuvent être particulièrement vulnérables pendant les vagues de chaleur.
Les appartements de petite taille, insuffisamment ventilés ou mal isolés peuvent accumuler des niveaux de chaleur dangereux.
Hong Kong devra donc renforcer les stratégies concernant :
- les systèmes d’alerte en cas de chaleur extrême ;
- les centres publics climatisés et les espaces de rafraîchissement ;
- la plantation d’arbres et la création de zones ombragées ;
- l’amélioration de la ventilation urbaine ;
- l’isolation thermique des bâtiments ;
- la protection spécifique des travailleurs exerçant à l’extérieur ;
- l’assistance aux personnes âgées et aux personnes vulnérables ;
- l’information de la population sur la déshydratation et le stress thermique ;
- des réseaux électriques capables de répondre aux périodes de demande exceptionnelle.
La climatisation peut jouer un rôle important dans la protection contre la chaleur extrême lorsqu’elle est utilisée correctement. Il n’est donc pas exact d’affirmer de manière générale qu’elle « fait beaucoup de mal aux poumons ».
Un entretien insuffisant, des filtres sales, des températures excessivement basses et certaines conditions individuelles peuvent provoquer des problèmes. Toutefois, la climatisation peut également jouer un rôle essentiel dans la prévention des maladies liées à la chaleur.
3. TYPHONS, PLUIES EXTRÊMES ET UN TERRITOIRE SOUS PRESSION
L’année 2025 a également été exceptionnellement marquée par les tempêtes.
Selon l’Observatoire de Hong Kong, 14 cyclones tropicaux ont nécessité l’émission de signaux d’alerte à Hong Kong, soit plus du double de la moyenne historique d’environ six par an et le nombre le plus élevé enregistré depuis 1946.
Le signal d’ouragan nº 10 a été émis à deux reprises au cours de l’année.
Hong Kong a également enregistré cinq alertes de pluie torrentielle noire, établissant ainsi un nouveau record annuel.
Ces événements revêtent une importance particulière, car une ville côtière extrêmement urbanisée doit prendre simultanément en considération différentes menaces :
chaleur + précipitations extrêmes + typhons + ondes de tempête + élévation progressive du niveau de la mer.
C’est la combinaison de ces facteurs qui peut amplifier les conséquences.
4. LA MER : L’UN DES GRANDS DÉFIS À L’HORIZON 2050

Le niveau moyen des mers à l’échelle mondiale est en augmentation.
Parmi les principales causes figurent :
1. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires ;
2. La dilatation thermique des océans, l’eau occupant un volume plus important à mesure qu’elle se réchauffe.
L’élévation du niveau de la mer ne signifie pas nécessairement qu’une ville côtière sera entièrement et définitivement submergée en une seule fois.
Le danger peut se manifester progressivement par :
- des inondations côtières plus fréquentes ;
- des ondes de tempête atteignant des zones situées à une altitude plus élevée ;
- l’érosion côtière ;
- des dommages aux ports et aux infrastructures ;
- une pression accrue sur les systèmes de drainage ;
- la salinisation ;
- des pertes économiques ;
- des déplacements de populations dans les régions vulnérables.
Selon les projections évaluées par le GIEC (IPCC), d’ici à 2050, l’élévation moyenne du niveau mondial de la mer devrait probablement être de l’ordre de plusieurs dizaines de centimètres, soit environ 15 à 29 centimètres par rapport à la période 1995–2014, selon le scénario d’émissions considéré.
Cette augmentation peut sembler faible lorsqu’elle est simplement observée sur une règle graduée.
Pour une ville côtière, cependant, quelques centimètres supplémentaires du niveau moyen de la mer peuvent considérablement amplifier les effets des tempêtes, des vagues et des marées extrêmes.
La bonne question n’est donc pas uniquement :
« De combien de centimètres le niveau de l’océan va-t-il monter ? »
Il convient également de se demander :
« Que se passera-t-il lorsqu’un océan plus élevé rencontrera une tempête extrême, des précipitations intenses et des infrastructures vulnérables ? »
5. LES PROPHÉTIES DE JUCELINO LUZ : UN SCÉNARIO D’ALERTE, ET NON UNE SENTENCE
Selon les projections prophétiques présentées par Jucelino, Hong Kong serait confrontée, entre 2030 et 2050, à des défis environnementaux et côtiers croissants, principalement liés à la chaleur, à l’eau, aux tempêtes, à la pression exercée sur les écosystèmes et à l’élévation du niveau de la mer.
Ces affirmations doivent être présentées pour ce qu’elles sont : des prophéties et des scénarios prospectifs attribués à l’auteur, et non des prévisions scientifiques démontrées.
L’objectif ne doit pas être de provoquer la peur.
L’objectif doit être d’éveiller l’attention.
Une prophétie, selon l’interprétation présentée par l’auteur lui-même, n’est pas gravée dans le marbre et ne représente pas nécessairement une prédestination.
Si un scénario négatif peut encourager la prévention, l’éducation et la préparation, l’avertissement peut alors servir d’instrument de réflexion.
Par conséquent :
il ne faut pas attendre 2050 pour commencer à réfléchir à 2050.
6. HONG KONG : POURQUOI LA PRÉPARATION EST-ELLE PARTICULIÈREMENT IMPORTANTE ?
Hong Kong possède une superficie d’environ 1 100 km², compte plus de sept millions d’habitants et présente une concentration exceptionnelle de population, d’infrastructures et d’activités économiques.
Son territoire comprend l’île de Hong Kong, Kowloon, les Nouveaux Territoires ainsi que de nombreuses îles, dont Lantau.
Les ports, les zones commerciales, les systèmes de transport, les communautés résidentielles et les infrastructures essentielles sont situés à proximité du littoral.
Cette configuration rend la planification côtière particulièrement importante.
Le même principe s’applique, à l’échelle mondiale, à des villes, des îles et des régions côtières telles que Guangzhou, Macao, Mumbai, New York, Miami ainsi qu’à de nombreux territoires insulaires du Pacifique, des Caraïbes et d’Asie.
Le problème ne concerne donc pas exclusivement Hong Kong.
Hong Kong peut être considérée comme faisant partie d’un défi mondial.
7. BIODIVERSITÉ : PROTÉGER LA NATURE, C’EST AUSSI PROTÉGER LA VILLE
Les changements de température, de précipitations, du niveau de la mer et de la fréquence des phénomènes extrêmes peuvent modifier les habitats terrestres, côtiers et marins.
Les mangroves, les zones humides, les régions côtières, les espèces marines et les écosystèmes terrestres doivent être surveillés et protégés.
Il ne serait pas prudent d’indiquer un pourcentage précis d’espèces susceptibles de perdre leur habitat à Hong Kong d’ici à 2050 en l’absence d’une source scientifique directement vérifiable.
Toutefois, le risque climatique pesant sur la biodiversité est réel et mérite une planification appropriée.
Des écosystèmes en bonne santé peuvent également constituer une partie des mécanismes de protection des communautés humaines.
Protéger la nature ne consiste pas uniquement à préserver les paysages : cela signifie également renforcer la résilience du territoire.
8. QUE PEUT FAIRE HONG KONG DÈS MAINTENANT ?
Une alerte n’a de valeur que lorsqu’elle conduit à la préparation.
Les gouvernements, les institutions, les entreprises et la population doivent travailler conjointement.
Infrastructures
Cartographier en permanence les zones vulnérables aux inondations et aux ondes de tempête ; renforcer les systèmes de drainage ; évaluer la nécessité de barrières côtières ; adapter les ports, tunnels, routes, métros, hôpitaux, aéroports et installations énergétiques.
Logement
Établir des normes de construction adaptées à la chaleur extrême, aux fortes précipitations et aux inondations ; améliorer la ventilation, l’isolation thermique et l’efficacité énergétique.
Santé
Renforcer les alertes de chaleur, les plans hospitaliers, l’assistance aux personnes âgées et aux travailleurs en extérieur ainsi que les campagnes consacrées à l’hydratation et à la détection précoce des maladies provoquées par la chaleur.
Situations d’urgence
Chaque famille devrait connaître à l’avance :
- les itinéraires d’évacuation ;
- les lieux de refuge ;
- les numéros officiels d’urgence ;
- l’emplacement des documents essentiels ;
- les procédures à suivre en cas de typhon ou d’inondation ;
- les moyens de communication à utiliser lorsque les réseaux conventionnels sont indisponibles.
Un kit domestique d’urgence devrait comprendre de l’eau potable, des aliments non périssables, les médicaments nécessaires, une lampe de poche, des piles ou une source d’énergie alternative, une radio, des chargeurs, du matériel élémentaire de premiers secours ainsi que des copies protégées des documents importants.
En situation d’urgence, les consignes officielles des autorités locales doivent toujours prévaloir.
Éducation
Les établissements scolaires peuvent intégrer l’éducation climatique et des formations consacrées aux événements extrêmes.
Les enfants et les jeunes doivent comprendre non seulement ce qui se produit, mais également comment agir.
Protection de l’environnement
Les mangroves, les zones humides et les autres écosystèmes côtiers devraient faire partie des stratégies d’adaptation lorsque cela est techniquement approprié.
Planification à long terme
Les grands ouvrages construits aujourd’hui existeront encore en 2050.
Par conséquent, les décisions prises en 2026 doivent tenir compte du climat des prochaines décennies et non uniquement des conditions du passé.
9. UNE ALERTE POUR HONG KONG — ET POUR LE MONDE
Hong Kong n’est pas seule.
L’élévation du niveau de la mer constitue un problème mondial.
Les petits États insulaires, les communautés côtières et les grandes métropoles seront confrontés à différents niveaux d’exposition et disposeront de capacités d’adaptation variables.
Certaines communautés ayant historiquement peu contribué aux émissions mondiales figurent parmi les plus vulnérables.
La question climatique devient ainsi également un défi économique, social et humanitaire.
Les habitations, les emplois, les infrastructures, le patrimoine historique et les identités culturelles peuvent être concernés.
Nous ne parlons pas uniquement de cartes géographiques. Nous parlons de personnes.
10. LE SCÉNARIO DE 2050 N’EST PAS ENTIÈREMENT DÉTERMINÉ
C’est peut-être le message le plus important.
La science climatique travaille avec différents scénarios précisément parce que l’avenir dépend, en partie, des décisions prises aujourd’hui.
La réduction des émissions, l’adaptation des villes, la protection des écosystèmes, la planification urbaine, la technologie, les infrastructures résilientes et la coopération internationale peuvent modifier considérablement l’ampleur des dommages futurs.
De la même manière, dans l’interprétation prophétique présentée dans ce document, les avertissements ne doivent pas être considérés comme des destins inévitables.
Une prophétie ne signifie pas nécessairement une condamnation.
Une projection ne signifie pas l’inévitabilité.
Une alerte doit signifier préparation.
CONCLUSION
2050 COMMENCE MAINTENANT
Les 20 records météorologiques enregistrés à Hong Kong au cours de l’année 2025, la sixième année la plus chaude de l’histoire locale, les 14 cyclones tropicaux ayant nécessité l’émission de signaux d’alerte ainsi que les nouveaux phénomènes extrêmes observés par la suite constituent des signes qui méritent notre attention.
Ils ne prouvent pas une prophétie.
Mais ils démontrent l’existence de risques climatiques concrets qui justifient une préparation sérieuse.
Hong Kong dispose de connaissances scientifiques, de capacités technologiques, d’infrastructures et de ressources humaines susceptibles de contribuer à son adaptation.
La plus grande erreur serait de transformer une alerte en panique.
La deuxième plus grande erreur serait tout simplement de l’ignorer.
Entre ces deux extrêmes existe une voie beaucoup plus responsable :
la connaissance, la prévention, la préparation et l’action.
Les gouvernements doivent planifier.
Les scientifiques doivent poursuivre leurs recherches et continuer à communiquer les risques.
Les entreprises doivent protéger leurs travailleurs et leurs infrastructures.
Les écoles doivent éduquer.
Les communautés doivent connaître leurs plans d’urgence.
Et les familles doivent savoir comment agir avant qu’une situation extrême ne survienne.
L’élévation du niveau de la mer, l’augmentation des températures et les événements météorologiques extrêmes ne respectent pas les frontières politiques.
C’est pourquoi ce message ne s’adresse pas uniquement à Hong Kong.
C’est une alerte pour le monde.
Si les projections les plus préoccupantes peuvent être atténuées grâce aux décisions prises aujourd’hui, alors une possibilité d’agir existe encore.
Et si certaines prophéties ne se réalisent jamais parce que les gouvernements et les sociétés ont agi de manière préventive, tant mieux.
La finalité d’une alerte responsable ne doit pas être de prouver qu’une catastrophe se produira.
Elle doit contribuer à empêcher qu’elle ne se produise — ou, si un événement extrême devait malgré tout survenir, à faire en sorte qu’il trouve face à lui une société préparée à l’affronter.
HONG KONG 2050
SE PRÉPARER AUJOURD’HUI POUR PROTÉGER DEMAIN
Jucelino —
journaliste, influenceur, environnementaliste, psychanalyste et conseiller spirituel